Le plan d'épargne retraite (PER) et ses ancêtres (PERP, Madelin, article 83…) sont conçus pour préparer la retraite. Mais que se passe-t-il quand le titulaire décède avant ou pendant sa retraite ? Ces contrats, souvent discrets, comptent parmi les avoirs les plus oubliés.

Un contrat qui peut se transmettre

Selon le type de plan, l'épargne accumulée peut revenir à un bénéficiaire désigné ou aux héritiers au décès du titulaire. Certains PER fonctionnent, sur ce point, de façon proche de l'assurance-vie, avec une clause bénéficiaire.

Pourquoi il est souvent oublié

Un PER souscrit il y a des années, auprès d'un assureur ou d'une banque quittée depuis, n'apparaît pas sur les relevés courants. Le bénéficiaire n'est pas toujours informé. Résultat : l'épargne reste sans réclamation.

Comment savoir si un proche en avait un

Les PER de type assurantiel avec clause bénéficiaire peuvent figurer au fichier FICOVIE (comme l'assurance-vie), interrogé via un notaire mandaté. D'anciens relevés, courriers ou avis d'impôt (déductions d'épargne retraite) sont aussi des indices précieux. Heritya organise cette recherche avec le notaire mandaté, en même temps que celle des comptes et de l'assurance-vie.

À retenir

Un PER oublié peut représenter plusieurs milliers d'euros. Comme pour les autres avoirs, mieux vaut vérifier sans attendre : la recherche est gratuite, et vous ne payez qu'en cas de récupération.

Questions fréquentes

Un PER se transmet-il au décès ?
Selon le contrat, l'épargne revient au bénéficiaire désigné ou aux héritiers.

Comment le retrouver ?
Via le fichier FICOVIE pour les PER assurantiels, et en recoupant d'anciens documents fiscaux.

Est-ce cumulable avec la recherche d'assurance-vie ?
Oui, une recherche complète couvre l'ensemble des contrats en une démarche.