C'est l'une des situations les plus douloureuses qui soient. Au-delà du deuil, se posent des questions pratiques sur l'épargne laissée par un enfant — livrets, comptes, parfois un début de patrimoine. Voici l'essentiel, avec toute la délicatesse que cela impose.

L'épargne d'un enfant fait partie de sa succession

Même mineur, un enfant peut être titulaire de livrets (Livret A, Livret Jeune) et de comptes. À son décès, ces avoirs lui appartenaient et reviennent à ses héritiers, le plus souvent ses parents, selon les règles de la succession.

Des avoirs parfois dispersés

Livret ouvert par un grand-parent, épargne constituée au fil des années, cadeaux placés : l'épargne d'un enfant peut être répartie entre plusieurs établissements, et tout n'est pas toujours connu des parents. Certains comptes anciens peuvent avoir été perdus de vue.

Comment identifier l'ensemble

Pour dresser la liste complète des comptes et livrets, on interroge le fichier FICOBA via un notaire mandaté. Si l'enfant était majeur, une éventuelle épargne salariale ou assurance-vie peut aussi exister. Heritya organise cette recherche complète avec le notaire mandaté, avec tact et sans avance de frais.

Prendre le temps, mais ne pas laisser filer

Rien ne presse dans le deuil. Mais il est bon de savoir que ces avoirs restent récupérables un temps limité (jusqu'à 30 ans après l'inactivité) avant de revenir à l'État. La vérification est gratuite et peut se faire quand vous vous sentez prêt.

Questions fréquentes

Qui hérite de l'épargne d'un enfant décédé ?
Le plus souvent ses parents, selon les règles de la succession.

Comment retrouver tous ses comptes ?
Via le fichier FICOBA, interrogé par un notaire mandaté.

Y a-t-il une urgence ?
Pas immédiate, mais les fonds finissent par revenir à l'État après 30 ans d'inactivité.