Un compte ouvert lors d'une expatriation, un bien acheté à l'étranger, une épargne dans un pays voisin : les avoirs situés hors de France comptent parmi les plus difficiles à retracer dans une succession. Voici comment aborder le sujet.

Pourquoi ces avoirs échappent souvent au règlement

Les fichiers français (FICOBA, FICOVIE) ne recensent que les comptes et contrats ouverts en France. Un compte à l'étranger n'y figure pas. Si le défunt n'en a pas parlé, la famille peut ignorer totalement son existence — et l'argent reste sans réclamation.

Les indices à repérer

  • Des périodes de vie ou de travail à l'étranger.
  • D'anciens relevés, courriers ou e-mails d'établissements étrangers.
  • Des virements internationaux récurrents.
  • Un bien immobilier hors de France.

Ces éléments orientent les recherches vers les bons pays et établissements.

Commencer par ce qui est en France

La priorité reste d'identifier d'abord l'ensemble des avoirs français — comptes, épargne, assurance-vie — car c'est là que se concentrent la plupart des sommes récupérables. Heritya organise cette recherche complète avec le notaire mandaté, et vous oriente sur la marche à suivre pour d'éventuels avoirs étrangers, qui relèvent de démarches spécifiques à chaque pays.

À retenir

Les avoirs à l'étranger sont réels mais complexes. Ne pas les négliger, tout en commençant par sécuriser ce qui est récupérable en France : c'est souvent là que se trouve le « trésor » d'une succession oubliée. La vérification française est gratuite.

Questions fréquentes

Les fichiers français voient-ils les comptes étrangers ?
Non, FICOBA et FICOVIE ne recensent que les comptes et contrats ouverts en France.

Comment savoir si un proche avait un compte à l'étranger ?
En recoupant des indices (vie/travail à l'étranger, anciens courriers) ; les démarches dépendent ensuite du pays.

Par quoi commencer ?
Par identifier les avoirs en France, souvent les plus importants et les plus accessibles.